Maquet, Dumas... qui a écrit quoi ?

En 1848, Alexandre Dumas est à son apogée. Il travaille avec son fidèle collaborateur, Auguste Maquet. Ils forment ensemble le recto et le verso des pages qui passionnent les lecteurs du monde entier...Pourtant, quand éclate une querelle entre les deux hommes, une question cruciale se pose : quelle est la part exacte de l'un et de l'autre dans cette grande réussite ? Lequel des deux est le père de d'Artagnan et de Monte-Cristo ? Et si c'est Dumas qui signe, jusqu'où Maquet peut-il, lui aussi, prétendre être l'auteur de ses œuvres ?


Bien souvent dans notre jeunesse, les premiers émois de l’addiction littéraire viennent des œuvres d’Alexandre Dumas. Je me souviens de ces nuits où sous la couette avec ma lampe poche, je luttais contre le sommeil pour savoir ce qu’il allait arriver à Edmond Dantès. Les œuvres d’Alexandre Dumas font partie de notre mémoire collective, de notre patrimoine. Alors comment imaginer que les écrits les plus marquants du grand homme soient le fruit de deux plumes… Et pourtant !

Si la signature de Dumas est passée à la postérité, celle de Maquet est très méconnue. Ils ont pourtant écrit ensemble : « Les Trois Mousquetaires », « Le Comte de Monte-Cristo », « 20 ans après, la suite des Trois Mousquetaires. » « La Reine Margot », « Le Vicomte de Bragelonne » et tant d’autres… Soit les plus grands succès de Dumas. Je n’ai d’ailleurs appris cette collaboration qu’en voyant la pièce de Cyril Gély et Eric Rouquette à la création, il y a quinze ans. La grande force de ce texte est qu’au-delà de la personnalité hors norme d’Alexandre Dumas et de la problématique de la paternité d’une oeuvre, elle traite du besoin de reconnaissance. En cela, son propos devient vraiment universel. Et chacun peut se reconnaître dans une situation qu’il a accepté de subir pendant trop longtemps et qui soudainement lui devient insupportable. Un besoin d’exister, qui devient irrépressible. Mais comme dans un couple, Dumas est bien trop confortable dans cet arrangement pour accepter qu’il soit remis en cause. Il est prisonnier de son image et a fini par se mentir à lui-même…


Une pièce de Cyril Gély et Eric Rouquette
Mise en scène par Tristan Petitgirard

Avec
Davy Sardou, Xavier Lemaire, Thomas Sagols
Décor : Olivier Prost – Lumières : Denis Schlepp – Costumes : Virginie H
Son : Vincent Lustaud – Musique : Laurent Petitgirard
Assistante à la mise en scène : Aurélie Bouix

Informations pratiques

Vendredi 7 février
à 20h

Théâtre le Colisée,
rue de Paris

  • Tarif : 25€
  • Tarif réduit : 17,50€
  • Tarif jeune : 12,50€